Coup franc : Aller de l’avant ?
Objet d’agitation et de curieuses invectives, l’approche la mieux indiquée pour un règlement garantissant des lendemains de sérénité pour l’incontournable cohabitation entre la Confédération Africaine de Football (CAF) et le Togo suit son cours.
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Visiblement, même en émettant des réserves de tradition kharidjiste, les jusqu’auboutismes d’opportunité, semblent avoir rangé les arguties et autres  raisonnement fondés sur l’émotivité au placard, pour se convertir en gardiens de la procédure d’un règlement à l’amiable qu’ils fustigeaient comme étant, une option de compromission avec la CAF. « Vivre déraciné, c’est vivre l’enfer », constatait d’expérience, Peter Abrahams dans le « Trésor africain ».
Mais la vraie préoccupation des amoureux du football, est loin d’être l’état d’âme de ceux qui juraient en psalmodiant des versets qui sont tout sauf des professions de connaisseurs du sport roi. Le cinglant démenti apporté à leurs ukases et stratégies fondées sur le terrorisme étatique, suffit à lui seul pour les mettre à leur place réelle, dans un débat sur le football. Alors, se trouve comme seul souci pour les vrais amoureux désintéressés pour le football, la préparation qui est faite pour tirer le meilleur profit du règlement à l’amiable, qui ouvre les portes pour des considérations qui s’imposent dans le contexte du drame de Cabinda.
Selon les indiscrétions, c’est le 07 mai prochain que les protagonistes du contentieux vont se retrouver dans un esprit on l’espère sportif, sous la conduite du président de la Fédération Internationale de Football Associations (FIFA), Sepp Blatter pour trouver la ligne médiane entre les différentes prétentions des deux parties à ce contentieux. Au Togo, le souhait est de voir au minimum, annuler la sanction d’exclusion des deux prochaines éditions ainsi que la prise en compte de la réparation des dommages liés à la fusillade du convoi togolais à Cabinda. Deux principales « exigences » qui n’en excluent cependant pas d’autres éventuellement.
La CAF sûrement a ses prétentions à elle aussi. Mais comment ces dernières pourraient t-elles remettre en cause celles du Togo, qui lui également est membre de la Confédération ? Il s’agit donc en réalité, de deux prétentions en une. Et comme nous l’y autorise la marge qu’offre un règlement à l’amiable plutôt qu’une procédure judiciaire froide et rigide, nous pouvons du côté du Togo, faire jouer des considérations d’ordre humain, voire en cas de besoin, humanitaire, sans sombrer dans l’émotivité primaire. « Les grands principes parviennent rarement à ne pas créer l’injustice dans les cas particuliers », rappelait l’ Américain James Fenimore Cooper, traitant de « L’Egalité américaine ».
Mais une fois le débat sur l’approche, dépassé il est évident que nous devions aller de l’avant. Seulement, la grosse crainte qui persiste, est de savoir la position réelle du pouvoir, pour ne pas dire du chef de l’Etat, par rapport au sport en général et au football, en particulier. Car, a y regarder de très près, on peut se demander s’il n’existe pas à travers l’opportunité de ce contentieux, une stratégie visant à se saisir de l’aubaine pour ranger aux oubliettes pour quatre années, ce football et cette sélection qui suscite autant de convoitises et empêchent le sommeil aux tenants du pouvoir.
Contrairement aux fanatiques des Eperviers, seuls les tenants du pouvoir, peuvent avoir un bénéfice à tirer d’une exclusion de deux éditions de Coupe d’Afrique des Nations (CAN) contre l’encombrante sélection avec son cortège de crises et de revendications de primes. Cela peut paraître inconcevable, voire impensable. Mais au regard de l’embarras que le Chef de l’Etat éprouve pour des raisons évidentes, dans l’assainissement du milieu du football, une solution chirurgicale, pourrait bien lui convenir.  Ce n’est en tout cas pas, le sort depuis un moment réservé au football par les autorités, qui viendrait apporter un démenti, à cette logique. Qui vivra, verra, semble t-il.
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