Obilalé se sent délaissé par les autorités
| TOGO - Foot |
Un peu plus d’une année après la fusillade de Cabinda, le portier international togolais Obilalé Kodjovi gravement atteint, vient de pousser un cri de détresse pour appeler à l’aide.
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Gravement atteint dans la fusillade de Cabinda, Obilalé Kodjovi souffre d’une insuffisance musculaire et ne pourra plus jamais jouer au football. L’ancien international portier togolais est revenu le samedi 30 avril sur sa situation chez nos confrères de Radio Sport FM à Lomé.   « Je me sens un peu délaissé. Personne ne sait ce que je suis devenu, si je mange ou pas », a déclaré le joueur. Kodjovi Obilalé qui ne comprend pas pourquoi ce sort lui est réservé par les autorités togolaises alors qu‘il était en service pour la nation.
 « Il y a personne qui demande d’après moi. Il faut que ça bouge », a dit Obilalé. Alors que le Ministre Christophe Tchao a annoncé un budget de 30 millions de francs CFA destiné au joueur pour le compte de cette année, l’intéressé dit n’avoir rien reçu à ce jour pour le compte de cette année. « Moi, je ne demande pas qu’on m’envoie forcément de l’argent. Mais au moins, qu’on appelle, qu’on prenne de mes nouvelles et qu’on me promette qu’on va m’envoyer de quoi payer mes charges », a indiqué Obilalé.
L’ancien portier de Pontivy a reconnu avoir reçu 72 000 Euros de la FIFA. « Cela m’a servi à payer mes charges ici, car je ne suis pas assuré à cent pour cent», a-t-il expliqué avant de déplorer que dès que les gens ont appris cette information, « ils se sont dits, ça y est, il est riche. Non, cela ne se passe pas comme ça. J’ai des charges. J’ai mes enfants et ma famille », a-t-il rappelé.
Kodjovi Obilalé a également tout comme son capitaine Adébayor Shéyi, souhaité que la lumière se fasse sur ce drame et la question des billets que la CAF dit avoir mis à la disposition de toutes les fédérations. « Je pense que c’est cela que mon capitaine (Adébayor Shéyi : Ndlr) demande. Pourquoi nous sommes passés par la route ? Pourquoi avoir tiré sur notre bus uniquement. On doit éclaircir tout cela. Quand il y a un accident, même s’il n’y a pas mort d’homme, on fait un constat et des investigations pour élucider les causes de l’accident », a affirmé le joueur, qui a confirmé les tractations entre le Togo et l’Angola pour dédommager les victimes.
« Quelqu’un s’est présenté à moi comme travaillant pour le compte du gouvernement angolais.  Il est venu pour s’enquérir de ma situation. Il a dit qu’un avocat doit venir me voir. Mais j’attends », a-t-il dit en substance. Mais cette perspective ne doit pas faire oublier la nécessité de faire la lumière sur ce drame. « Quelque soit l’argent qu’on va me donner, cela ne va pas me ramener ma jambe », a relevé le joueur.
Récemment, une sortie médiatique de Adébayor Shéyi demandant des clarifications sur le drame de Cabinda, n’a reçu comme réponse, qu’une réplique du ministre des sports sur RFI. Puis, plus rien. A Aucun moment, le Togo n’a entrepris la moindre initiative pour faire éclater la vérité sur les conditions et mobiles de la fusillade. Un cafouillage monstre a prévalu dans les préparatifs de la CAN 2010, après une motion de censure votée contre le bureau exécutif de la FTF, alors dirigé par le Lt-Col. Rock Gnassingbé.
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