Rien ne bloque le limogeage de Thierry Froger
| TOGO - Foot |
Le contrat signé le 10 juin 2010 entre le technicien français et les ministre Christophe Tchao, des Sports et des Loisirs puis Solitoki Esso de la Fonction Publique et de la Reforme Administrative en l’absence de la Fédération comporte en son sein des clauses de ruptures bien claires, qui ne souffrent d’aucune ambiguïté. En effet, l’article 17 stipule en son alinéa 2 : «  l’employeur se réserve le droit de rompre le présent contrat sans préavis ni indemnités pour fautes lourdes de Monsieur Thierry Froger et si ses prestations ne permettent pas d’atteindre les objectifs et engagements fixés aux articles 2 et 14 du présent contrat ». En clair, il revient aux deux ministres, parties à ce contrat de prendre leurs responsabilités en tant qu’employeurs du sélectionneur des Eperviers en se référant aux articles 2 et 14
Selon le premier alinéa de l’article 14 : « Monsieur Thierry Froger s’engage à utiliser au maximum de ses possibilités, les moyens mis à sa disposition et ses compétences professionnelles, aux services du Ministère des Sports et des Loisirs et de la Fédérations Togolaises de Football , afin de faire progresser le football togolais au classement mondial, de qualifier les Eperviers pour la phase finale de la coupe d’Afrique des Nations 2012 et obtenir le meilleur résultat possible lors de la phase finale de la coupe d’Afrique des Nations 2012 ». Mais en observant l’évolution du classement FIFA du Togo sous l’ère Froger, on remarque plutôt que le pays a dégringolé de plus de 20 places. En effet du 76e rang en mai 2010 avant la signature avec Thierry Froger, le Togo s’est retrouvé au classement mondial du mois dernier à 103e place. Ainsi contrairement aux dispositions de l’article 14, le pays n’a pas progressé dans le classement FIFA avec l’arrivée de Froger mais a plutôt chuté sérieusement. Dans cette situation, les ministres signataires du contrat doivent tirer les conclusions qui s’imposent et procéder à la rupture de ce contrat sans préavis ni indemnités en application de l’article 17.
En outre, Thierry Froger promet au Togo à travers les articles 2 et 14, une qualification pour la CAN 2012. Cependant, avec 3 points glanés difficilement en 5 matches des éliminatoires de cette CAN, les chances de qualification des Eperviers se sont pratiquement envolées. Il faudra alors un miracle pour voir le Togo à la CAN prochaine même si mathématiquement tout n’est pas perdu. De toutes les manières, le Togo n’a plus son destin entre ses mains et l’entraineur qui a conduit le pays dans cette situation ne mérite qu’un limogeage sans préavis.
Alors pour sauver l’avenir d’une équipe du Togo complètement à rebâtir pour d’autres échéances, il faut mieux agir maintenant avant qu’il ne soit trop tard.
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Rien ne bloque le limogeage de Thierry Froger

