CAF : Tata Avlessi déterminé mais pas obsédé
| TOGO - Foot |
L’ancien président de la Fédération Togolaise de Football (FTF) Tata Avlessi sera la semaine prochaine à Khartoum au Soudan, dans l’épilogue de son combat pour accéder à l’exécutif de la CAF. Sans le soutien de la FTF ni du gouvernement togolais, le président d’honneur des « Lions du Sud », ne s’avoue pour autant pas vaincu, mais il évacue toute hypothèse de fixation par rapport à l’enjeu. Peut-être, l’avenir est-il aussi important pour lui dans sa démarche et sa vision pour le football africain.
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Le plus navrant dans ce challenge aux couleurs tropicales, c’est le flou qu’entretient à dessein le président de la Confédération Africaine de Football (CAF) Issa Hayatou, sur le nombre de sièges en jeu. Malgré la situation peu éthique dans laquelle se retrouve son dauphin désigné Amos Adamou, le président de la CAF ne tient pas à en tirer les conséquences logiques comme ce fut le cas pour le Mauricien, également suspendu par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) et remplacé à l’issue d’un vote au niveau de sa Confédération.
       Sur la question, l’ancien président de la FTF, candidat au Comité exécutif de la CAF, garde toute sa sérénité. « On verra bien à Khartoum. Comme j’ai déjà eu à l’indiquer, s’il n’y a qu’un seul siège en jeu au niveau de notre zone, je soutiendrai le président de la fédération ghanéenne qui, à mon avis, fait un travail remarquable et peut beaucoup apporter à la CAF. Mais si ce sont deux sièges comme cela devrait normalement l’être, suite au rejet de l’appel de M. Amos Adamu suspendu, alors là , je puis vous assurer que le Togo peut espérer avoir le second siège », nous a confié Tata Avlessi.
Le 23 février 2011, quatre (04) candidats vont s’affronter dans la capitale du Soudan, pour la succession au Togolais Séyi Mémène au sein du Comité exécutif de la CAF, pour le compte de la zone Ouest B. Outre Tata Avlessi (Togo), Anjorin Moucharafou (Bénin) actuellement fortement contesté par l’écrasante majorité des membres de la Fédération Béninoise de Football, Kwesi Njantakyi (Ghana) grand favori et Hima Souley (Niger) sont en lice.
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Tata Avlessi en manque de soutien officiel
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Pour s’assurer un siège au Comité au cas où deux viendraient à être mis en jeu, Tata Avlessi qui laisse la priorité au candidat ghanéen, a fait une tournée dans toutes les zones de la Confédération, pour présenter sa vision pour le football africain. Le lundi dans la matinée, nous l’avons encore rencontré en son domicile, avec son équipe locale peaufinant les derniers détails du rendez-vous. A la question de savoir les soutiens dont le candidat bénéficie sur place au Togo, un collaborateur du candidat nous a répondu entre deux éclats de rires, « les journalistes et le public togolais, c’est tout ! ».
Si Kwesi Nyantakyi a bénéficié de moyens du gouvernement du Ghana pour sa campagne, tout comme Anjorin Moucharafou du Bénin (30 millions Frs CFA), leur homologue du Togo n’aurait même pas pu rencontrer le ministre des sports pour obtenir ne serait-ce que le soutien moral du gouvernement. Idem du côté de la Fédération Togolaise de Football, où Gabriel Améyi semble visiblement embarrassé par ses accointances avec des milieux de la CAF, particulièrement ses relations avec Issa Hayatou. Ce dernier n’aurait d’ailleurs pas apprécié que la FTF endosse comme c’est la règle, la candidature de Tata Avlessi.
Un séculaire conflit oppose l’ancien président de la FTF au président de la CAF. Tata Avlessi ayant apporté son soutien au président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) alors président de l’Union des Fédération Ouest Africaine de Football (UFOA) dans un différend de velléité de succession. Le dirigeant togolais a payé cet affront à Issa Hayatou, par une suspension à vie dans une rocambolesque affaire de corruption d’arbitres. Mais le Togolais va pour une première fois dans l’histoire de la CAF, faire mordre la poussière à M. Hayatou, devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
Dans les faits, la FTF n’a pas fait plus que d’adresser la candidature de Tata Avlessi à la CAF. Aucun programme n’a été convenu entre le candidat et sa fédération dans le cadre ni de la campagne, ni au congrès électif à venir à Khartoum. Une situation qui doit être corrigée avant le départ de la délégation togolaise et du candidat dans la capitale soudanaise. Christophe Tchao, en sa qualité de ministre des Sports, doit également s’impliquer dans l’élaboration d’un programme minima de soutien du Togo, au candidat qui va porter ses couleurs dans cette joute électorale continentale.
Mais ce qui frappe pour l’instant, c’est la sérénité que dégage le candidat Tata Avlessi qui malgré tout, continue par afficher un sens de patriotisme et sa détermination à œuvrer quoiqu’il advienne au rendez-vous du 23 février à Kharthoum, en faveur d’une meilleure gestion du football africain. « Je garde mon rêve de voir le football togolais se développer pour voir épanouir les acteurs. Mais je pense que tout cela passe aussi par des changements au niveau de la CAF. C’est une vision largement partagée et un objectif auquel nous parviendrons », a-t-il affirmé. Visiblement, Tata Avlessi ne semble pas aussi seul dans son combat, comme pourrait le laisser paraître, le manque de soutien dont-il dispose pour l’instant de la part du gouvernement togolais ainsi que de la FTF.
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