Etats généraux du football togolais : Un fiasco en gestation ?
| TOGO - Ligue 1 |
A l’image du football français, après le désastre du Mondial Sud-africain, les acteurs du sport roi au Togo se retrouveront dans les jours à venir aux Etats généraux pour tracer les voies de résolution définitive à leurs crises à rebondissements. Quels résultats peut-on alors attendre de ces Etats généraux du football dont le ministère des Sports s’approprie l’organisation ?
Le ministre des Sports et des Loisirs, Christophe Tchao l’a martelé le lundi dernier sur la chaîne de la télévision nationale : « le ministère des Sports est le seul habilité à organiser les Etats généraux du football au Togo ». Il s’est retrouvé en milieu de semaine avec les membres des commissions, composées des cadres de son ministère et de certaines personnes ressources, pour peaufiner l’organisation de ces assises.
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De source proche des commissions formées par le ministre Tchao, on apprend que le nouveau bureau exécutif de la Fédération Togolaise de Football n’adhère pas à l’organisation de ces assises par le ministère des Sports et des Loisirs. Mais contactés sur le sujet, les membres du BE de la FTF ont jugé trop précoce de réagir sur cette question pour laquelle la réflexion se poursuit toujours au sein du bureau. A l’évidence, il y a déjà des problèmes qui surgissent avant même d’aller aux Etats généraux.
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Qui doit organiser les Etats généraux du football ?
      L’organisation des Etats généraux du football met en relief l’idée d’ingérence de l’Etat dans cette discipline sportive. La non ingérence de l’Etat dans la gestion des fédérations est un principe sur lequel la FIFA ne transige pas. Alors, interrogée sur cette question par nos confrères du journal Figaro, lors des Etats généraux du football français, l’ancienne secrétaire d’Etat français à la jeunesse et aux Sports, Rama Yade s’est hâtée de rejeter tout soupçon d’ingérence de l’Etat. « Je n’ai d’ailleurs pas donné de feuille de route à la FFF. Ces Etats généraux ne seront une réussite que si le monde du football se les approprie », a-t-elle expliqué.
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Ainsi, le président par intérim de la Fédération française de football (FFF), Fernand Duchaussoy a été le chef d’orchestre des Etats généraux du football français. En effet, si ces Etats généraux ont été convoqués sur injonction du président Nicolas Sarkozy, son organisation a été entièrement assurée par la FFF. Et le président par intérim de la FFF, dans le souci d’éviter cette ingérence de l’Etat, a préféré l’emploi du séminaire à la place du terme d’Etats généraux. « Le terme même d’Etats généraux apparait aujourd’hui comme un cadeau empoisonné », a-t-il déclaré.
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En s’accaparant de l’organisation des Etats généraux, le ministre Tchao ignore la délégation de pouvoir de l’Etat à la fédération et confirme du coup,  l’ingérence de l’Etat dans le l’administration du football, exposant la Fédération à une réaction de la FIFA.
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L’attente des Etats généraux
      Embourbé dans des crises depuis la participation historique du Togo au Mondial 2006 en Allemagne, le football national a l’occasion de trouver un règlement définitif à tous ses maux. Tous les acteurs de la discipline seront réunis et les bases d’une réconciliation franche et sincère doivent être jetées. Des réformes concernant les textes et les structures de la FTF seront étudiées puis des recommandations faites pour le prochain congrès de la fédération. Toutes les questions liées à l’équipe nationale et aux compétitions des clubs doivent être évoquées et un manuel de fonctionnement et procédure de la FTF proposé en conformité avec les textes.
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Les Etats généraux du football togolais doivent ainsi aboutir à un consensus entre les différents acteurs de cette famille et sur une réforme en profondeur de la gouvernance de la FTF pour tourner définitivement la page des crises. La manière dont ils sont organisés en ce moment n’augure pas des résultats positifs.
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