Le Togo entre élection du BE le 6 novembre et suspension
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La FIFA a confirmé le report du congrès électif de la Fédération Togolaise de Football (FTF) au 6 novembre 2010, lors de la réunion de son Comité d’urgence le lundi 11 octobre dernier. Cependant, elle a saisi cette occasion pour lancer un ultimatum à la FTF.
Ce n’est plus un secret pour bon nombre de togolais. Le gouvernement désire autre chose que l’élection d’un nouveau bureau exécutif de la FTF dans un bref délai. Certaines sources évoquent un projet de mise en place d’un autre Comité intérimaire de la FTF pour une période beaucoup plus longue (1 an 6 mois) afin de régler en profondeur les problèmes qui minent le football togolais avant d’aller à une quelconque élection. C’est justement sur ce point que l’Etat togolais se retrouve en déphasage avec la FIFA et risque de s’attirer ses foudres. Mais à cette allure, que peut-on attendre d’une élection maintenue au plus tard à la date du 6 novembre ?
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L’élection du 6 novembre et ses conséquences.
Selon la décision du comité d’urgence de la FIFA, la tenue du congrès électif de la FTF au plus tard le 6 novembre 2010 reste la seule alternative laissée au Togo. Alors, tout dépend maintenant de l’Etat qui doit prendre ses responsabilités. Le gouvernement peut alors laisser le processus électoral enclenché, aller à son terme tel qu’exigé par la FIFA. Ainsi, le corps électoral pourra se prononcer sur les quatre listes qui ont déposé leur candidature pour la conquête du siège de Kégué : la liste « Fair play » de Gabriel Améyi, « Rénovation » de Essoyaba Boukpessi, « Nouvelle Emergence » de Hamza Titikpina et « Autre vision » de Amouzou Têtê. Après l’élection, l’avenir du football national réside d’abord dans l’attitude que le gouvernement affichera vis-à -vis du bureau exécutif. Si l’Etat se décide à respecter le choix des électeurs de la FTF, le BE élu aura gagné son premier pari. Il reviendra alors au gouvernement de donner à ce bureau les moyens pour la réussite de sa mission.
       Quelle que soit la liste qui sortira de l’élection, elle est condamnée à faire de son mandat une transition pour régler les problèmes de la maison avant d’entamer les grands chantiers qui l’attendent. Le BE issu du congrès du 06 novembre ne pourra réussir sa mission qu’en bénéficiant à la fois du soutien du gouvernement et des autres membres de la famille du football togolais.
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L’Etat devant ses
responsabilités
La volonté du gouvernement de faire régler les problèmes du football national par un nouveau Comité avant l’élection d’un bureau exécutif ne reçoit pas pour l’instant l’assentiment de la FIFA. L’Association faitière du football mondial n’accepte aucune ingérence des politiques dans les affaires des Associations nationales. D’autant que dans le cas du Togo, une obligation à ses principes par la FIFA, n’a pas été utile au règlement de la crise.
       Dans le courrier adressé au président du Comité intérimaire en date du 11 Octobre 2010, la FIFA s’est montrée très menaçante. « Le comité d’Urgence a précisé que si les élections ne devraient pas se tenir au plus tard à la date indiquée pour quelque raison que ce soit, la FTF serait alors automatiquement suspendue », peut-on lire dans cette lettre. Il revient alors au gouvernement de prendre ses responsabilités en négociant un nouveau report avec la FIFA avec des arguments convaincants. Il a aussi le choix de passer outre les consignes de la FIFA pour mettre en place unilatéralement son Comité de gestion de la FTF, à l’image du Sénégal en 2005. Dans ce cas, la sanction de la FIFA sera automatique et le Togo mettra peut-être ce temps à profit pour le règlement de ses crises.Â
Notons que cette option a été aussi déjà expérimentée avec le Comité provisoire de gestion (CPG), avec un bilan mitigé.
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