Zurich : Les coulisses de la médiation
| AFRIQUE - Sports |
Une délégation pléthorique de la Fédération Togolaise de football (FTF), rencontre une autre de la Confédération Africaine de Football (CAF), sous les auspices de Joseph Blatter à Zurich, pour un règlement à l’amiable du contentieux qui oppose les deux parties. A la veille de cette réunion, des indiscrétions fusent de plus en plus sur les prétentions de l’une et l’autre partie.
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Le président de la FIFA, le Suisse Sepp Blatter va réunir ce vendredi autour d’une table à Zurich, les deux parties dans le contentieux, né du retrait du Togo à la CAN 2010, suite à la fusillade de Cabinda qui a fait deux morts et des blessés dans la délégation togolaise. Faute de notification de la part du Togo, la CAF a dans sa sanction, appliquée la disposition des règlements de la compétition relative au forfait général, prévoyant une exclusion de deux éditions de CAN une amende.
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Le Togo demande l’annulation de cette sanction de la CAF. De source proche du dossier, le Comité intérimaire de la FTF fait valoir le fait que c’est le Comité d’organisation qui est habilité à sanctionner, dans le cas même où le Togo serait fautif. En outre, la FTF estime qu’il s’agit d’un retrait intervenu dans des circonstances dramatiques qui peuvent expliquer l’omission d’une notification motivée. La FTF joue ici, un peu sur le côté humain de la situation, pour exclure une application rigide des règlements.
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De son côté, la CAF exigerait le retrait des plaintes introduites auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris, par les familles des victimes. Une plainte qui par ailleurs aurait peu de chance d’aboutir selon certains juristes, parce que les noms des deux victimes ne figurent pas sur la liste envoyée dans les délais, par la FTF à la CAF. En plus, selon les termes du cahier de charge du pays organisateur, il revient à ce dernier d’assurer la sécurité aux participants. Cela dit, cette plainte au finish, opposera plus le Togo à l’Angola et non à la CAF.
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Sur les compétences du Comité exécutif de la CAF à prendre les sanctions en lieu et place du Comité d’organisation comme prévue par les règlements, de sources proches de la CAF précisent que l’instance exécutive de la CAF est habiletée à suppléer à toute commission ad hoc, pour sanctionner. Entant de toutes façon, l’instance suprême de l’institution, jouissant de prérogatives de sanctions. Une jurisprudence existerait pour étayer cela.
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Mais au-delà de ce ping – pong juridique, la vraie question est de savoir si les deux parties se sont engagées sur la voie de la médiation, dans le but de la faire aboutir.
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