Boukari « Des clubs anglais et de Ligue 1 »
| Interviews - Questions/Réponses |
Alors que sa saison est terminée, Razak Boukari sait que le mercato pourrait être agité le concernant. Il a fait le point à ce propos en compagnie de la rédaction d’un confrère en France.
Razak Boukari, votre saison est terminée suite à une blessure récurrente aux adducteurs. Quel bilan en tirez-vous ?
Globalement, j’avais bien démarré en marquant quelques buts et en effectuant de bonnes prestations. Certes, j’ai aussi connu quelques coups de moins biens mais j’estime que je me trouvais sur une bonne lancée lors des matches allers. Malheureusement, mes adducteurs ont contrarié ma seconde moitié de saison, un peu à l’image de Sébastien Roudet l’an passé. Mais on ne choisit pas, je fais donc avec. De toute façon, une blessure arrive toujours au mauvais moment.
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       Quel est désormais votre programme ?
Je me fais opérer ce mercredi. Ensuite, il me faudra quatre à cinq semaines de repos. Je sais que je vais être bien suivi et entouré. Je ne me fais pas de souci. L’opération ne semblait pas obligatoire mais il y avait un risque de rechute. Pour ne plus être ennuyé, je pense qu’il s’agissait de la meilleure solution. En plus, le club est assuré du maintien, c’est donc un poids en moins pour moi. J’espère sincèrement pouvoir revenir au plus vite. L’an prochain, je souhaiterais passer un cap supplémentaire et surtout progresser au niveau de la régularité.Â
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«Je sais que la porte à un départ n’est pas fermée»
C’est-à -dire ?
Les deux années qui se profilent sont très importantes à mes yeux. Elles doivent me permettre de passer du statut d’espoir à celui de joueur confirmé. On ne peut pas rester constamment au même niveau, il faut toujours chercher à s’améliorer. De toute façon, même si certains peuvent penser que je n’ai pas toujours tout donné au RC Lens, ils se trompent. Je m’efforce depuis trois ans de donner le meilleur de moi-même. Après, peut-être que je n’ai pas toujours été aidé non plus… Par exemple, avec Jean-Pierre Papin, ça ne passait pas.
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       La descente en Ligue 2 fut-elle un contrecoup à votre progression ?
Oui et non. Oui, parce que cela m’a fait perdre, à moi et mes coéquipiers, une année. En même temps, si nous sommes passés par là , c’est aussi de notre faute. Mais la Ligue 2, j’en venais, je ne souhaitais donc pas y retourner. D’ailleurs, si en signant à Lens, on m’avait dit que deux ans plus tard, l’antichambre nous attendait… Qui plus est après avoir visé une place en Ligue des Champions ! Personnellement, j’ai mal vécu cet épisode. Mais ensuite, je relativise également car cela a permis à des jeunes comme moi d’acquérir du temps de jeu mais aussi de jouer un rôle important dans la remontée puis le maintien au sein de l’élite.
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       Comment voyez-vous la saison prochaine ?
Il faut continuer de reconstruire tout en faisant attention aux problèmes financiers. Sur un plan personnel, je me sens bien à Lens et j’y possède encore trois ans de contrat. Mais je sais aussi que le club a eu des coups de fil me concernant pour le mercato et qu’il se trouve dans une situation financière délicate. Nous devons discuter de tout cela avec le président mais je sais que la porte à un départ n’est pas fermée. Des clubs anglais me suivent mais aussi des formations de Ligue 1. On verra bien. Une chose est certaine, je considère toujours le RC Lens comme un grand club.
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Propos recueillis par Sylvain Créïs
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