Ligue 1: La fulgurante montée de Dossèvi
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En cette fin de saison difficile pour la formation du Mans, s
a division offensive tente d’entretenir l’espoir du maintien. Parmi les vedettes de l’attaque, on note la montée de Matthieu Dossevi (22ans), aux côtés de Modibo Maïga et Anthony Le Tallec. Les trois ont encore livré un match de bonne facture, samedi dernier.
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Anthony Le Tallec n’est plus seul. Meilleur buteur du club cette saison avec dix réalisations, toutes compétitions confondues (huit en championnat et deux en coupe), l’ancien Havrais a trop longtemps porté à lui seul le secteur offensif manceau.
Cela semble moins vrai aujourd’hui. Si son rôle demeure prépondérant, il peut désormais s’appuyer sur Matthieu Dossevi et Modibo Maïga. « Matthieu est en train de prendre la maturité et l’expérience nécessaires à tout jeune joueur pour s’imposer à ce niveau », souligne son entraîneur, Arnaud Cormier. Quant à l’attaquant malien, il a tout de même inscrit son sixième but de la saison, en Ligue 1, contre les Dogues.
Plus que les stats, la production offensive du Muc est bien plus percutante ces derniers temps. Apathiques contre Nice et à Saint-Étienne, les attaquants sarthois ont retrouvé des couleurs en ce mois d’avril. « Cela vient un peu tard, mais les automatismes sont plus nets entre nous, admet Matthieu Dossevi, en pleine forme en ce moment. Malgré le résultat et le classement, nous prenons du plaisir à jouer ensemble et ça se voit », explique le franco-togolais.
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Seule l’efficacité compte
Du plaisir et de la confiance. L’espoir sarthois d’origine togolaise, reconnaît se sentir plus libéré au fil des minutes passées sur l’aire de jeu. « Enchaîner les matches est la meilleure solution pour progresser. Avec le temps, nous prenons confiance et nous gagnons celle de nos coéquipiers. » Le Mans a su se créer de belles situations et produire de beaux mouvements sur le plan offensif. Dommage que le dernier geste ne fut pas toujours à la hauteur.
« Dans le contenu, ce match est dans la continuité de ce que nous avons fait lors de nos trois dernières sorties, insiste Arnaud Cormier. Nous avons réussi à nous procurer des occasions contre des grosses cylindrées de ce championnat. Cela montre les progrès effectués dans ce domaine. Mais un match se gagne aussi par la réussite et la capacité à transformer ses occasions en but. Nous avons péché dans la finition. Or, seule l’efficacité compte. Si ce soir (samedi soir), nous en avons davantage, nous ne perdons pas.»
Éternel dernier geste ou dernière passe. Comment ne pas penser au contrôle trop long de Le Tallec en première période (33'), ou à cette passe trop profonde de Maïga, pour ce même Le Tallec juste après l’égalisation mancelle ? Cette lucidité avait aussi fait défaut contre Saint- Étienne (1-1), à Léon-Bollée en début de saison ou encore contre Montpellier (2-2), plus près de nous. Autant de rencontres où Le Mans méritait sans doute mieux.
Comme contre les Lillois. « Une fois encore, ce match se joue à rien », déplorait Matthieu Dossevi qui estimait aussi avoir fait quelques mauvais choix en deuxième période. Jusqu’au bout, les Manceaux ont pourtant inquiété les coéquipiers de Rio Mavuba. Mais jusqu’au bout, ils ont fait preuve de maladresse dans les vingt derniers mètres.
Mais le symbole de la montée du jeune frère à Thomas Dossèvi, reste son but contre les girondins de Bordeaux, offrant un précieux point à son club, face à ce prétendant à une place qualificative pour le ligue des champions.
Ouest-France
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