Retraite d’ Adébayor ou pression sur les décideurs ?
| TOGO - Foot |
L’approche du verdict du TAS dans le contentieux qui oppose le Togo à l
a CAF, a ravivé les souvenirs du drame de Cabinda et la controversée sanction de la CAF contre le Togo. Alors que les deux parties ont accepté un règlement à l’amiable sous les auspices du président de la FIFA, Blatter, le capitaine des Eperviers annonce sa retraite internationale, pour cause de traumatisme lié au drame de Cabinda. A l’évidence, une grosse pression morale sur la CAF et la FIFA, mais aussi pour les autorités togolaises.
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« Je pense qu’avant la fin du mois (avril : Ndlr), le problème sera réglé par la médiation et pas par une décision du Tribunal Arbitral » indiquait dans la parution de notre confrère « Jeune Afrique » du 07 Avril 2010, le président de la FIFA, Sepp Blatter . « C’est une bonne nouvelle. Les deux parties sont d’accord pour faire la médiation », expliquait par la même occasion, le patron du football mondial, avant de confirmer tout ceci, dans une émission de nos confrères de la chaine francophone, TV5.
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A peine cette annonce faite que le Suisse qui est conscient qu’il dispose de très peu de temps pour tenir dans le délai annoncé pour aboutir à une solution, se rend à Marseille. Selon certaines indiscrétions, ce déplacement de M. Blatter lui a permis de rencontrer l’avocat camerounais de l’Olympique de Marseille, Me Abéga , qui est également le nouveau avocat de la CAF, depuis peu. Visiblement, Sepp Blatter qui connait bien le dossier pour l’avoir suivi dans les coulisses de Luanda, avant la décision de la sanction contre le Togo, veut aller vite.
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Mais le Suisse va devoir composer non seulement avec les exigences minimales des deux parties, mais aussi avec les intérêts des joueurs togolais, victimes non consentantes et irréprochables du drame. Evidemment, les deux morts et les blessés ne doivent pas être ignorés dans le règlement global du contentieux et la réparation des dommages, mais aussi, la carrière internationale des joueurs déjà traumatisés par le drame, doit être au centre des préoccupations. Ce volet est si important que ce traumatisme vient de décider l’un des ambassadeurs les plus valeureux du continent actuellement, à arrêter sa carrière internationale.
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Une pression morale sur la CAF
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La nouvelle fait grand bruit dans les médias nationaux comme internationaux. Elle a été annoncée via le site du club du joueur, Manchester City, lundi dernier. Deux semaines seulement après avoir posé deux actes ( appel pour un règlement à l’amiable du contentieux entre le Togo et la CAF et versement de primes au Eperviers locaux) qui confirment son intérêt pour le football national, le capitaine des Eperviers décide d’arrêter sa carrière internationale.«
 Suite aux évènements tragiques intervenus en janvier lors de la Coupe d’Afrique des Nations, lors desquels deux de mes compatriotes ont été tués par des terroristes en Angola, j’ai pris la décision très difficile de prendre ma retraite internationale », explique Adebayor dans un communiqué publié sur le site de Manchester City. « Je suis toujours hanté par les évènements dont j’ai été témoin lors de cet horrible après-midi dans le bus de l’équipe du Togo », a-t-il ajouté. « C’est un moment que je n’oublierai jamais et que je ne veux plus jamais revivre. »
A 26 ans, Adébayor se trouve ainsi contraint d’arrêter sa carrière internationale, du fait du traumatisme subi lors de la fusillade de leur bus à Cabinda. Comment dans un règlement à l’amiable, on pourrait ne pas prendre en compte cette dimension humaine de la tragédie dont les joueurs ont été victimes ?
« Je joins ma voix à celles du président de la République du Ghana, le professeur John E. Atta Mills et son vice-président M. John Mahama, de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, de l’Union Africaine, pour lancer un appel à la CAF afin qu’elle dépasse les considérations rigides des aspects techniques et des règles de la fédération, pour envisager le problème des sanctions à l’encontre du Togo sous un angle vraiment humain », mentionnait le capitaine des Eperviers dans son appel aux deux parties.
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Un appel qui au demeurant a été bien reçu par les deux parties qui ont accepté l’approche proposée par Adébayor Shéyi. Mais qui aussi comme le souligne le président Sepp Blatter, appelle à une solution « en famille ». Les conditions sont à présent créées pour un règlement pérenne du contentieux, en dehors de tout excessif extrémisme qui inévitablement mettrait les deux parties mal à l’aise dans leur cohabitation à venir. Mais la souplesse qu’appelle le règlement à l’amiable du contentieux, ne doit pas occulter certains aspects, notamment la question des multiples dommages occasionnés par la fusillade.
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Une pression sur les autorités
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La décision du capitaine des Eperviers est également l’expression d’une exaspération vis-à -vis du laxisme des autorités dans la gestion des crises au sein du football togolais. Etant à chaque fois l’interlocuteur avec certains de ses collègues auprès des autorités, l’attaquant togolais a ainsi envoyé un signal aux autorités pour un règlement définitif de la crise au sein du football togolais. Adébayor a été soumis à une intense pression ainsi que des menaces de la part de certains milieux du pouvoir, suite à son appel en faveur d’un règlement à l’amiable du contentieux entre la CAF et le Togo.
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Dans ces conditions, sa décision et son désir « à ne plus revivre ces drames », visent à interpeller les autorités. Le football togolais est depuis un moment, victime d’improvisation et d’amateurisme. Les joueurs font l’objet de peu d’attention. Après le drame de Cabinda, les blessés ont été laissés pour compte. Ni les victimes ni les blessés n’ont bénéficié du soutin de l’Etat dans la défense de leurs intérêts. Bien de flibustiers qui écument les sphères de décisions, ont envahi le milieu avec un penchant dévastateur pour la cupidité. Une interpellation de plus pour les autorités qui devront à présent, prendre la mesure de la situation,si elles ne souhaitent voir déserter la sélection.
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