Le choix cornélien !
| TOGO - Foot |
Deux mois après la fusillade de Cabinda qui a fait deux morts et des blessés dont un grave dans la délégation togolaise, la sanction prise après par la Confédération Africaine de Football (CAF), continue par alimenter la polémique. Tranchés lors de la période d’émotion et de révolte à l’annonce de l’incompréhensible sanction contre les victimes du drame, les jugements se font de plus en plus circonspects dans les milieux de décisions.
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La tendance en faveur d’un règlement amiable de l’ensemble du contentieux né du drame de Cabinda, est de plus en plus explorée voire recommandée.
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Le tout à présent est de savoir comment cette avenue d’un règlement à l’africaine de ce dossier aussi sensible que multidimensionnel doit être abordée. D’un côté, le Togo convaincu d’être la victime irréprochable, a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), pour obtenir l’annulation de la décision de la CAF. De l’autre, l’instance continentale du football, se montre sereine et prête à affronter le Togo sur n’importe laquelle des voies qu’elle aura choisie. Encore que d’une part comme de l’autre, se trouvent des talibans qui se refusent à toute concession, optant pour la voie judiciaire exclusivement.
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A priori, c’est le Togo qui a le plus à perdre dans ce bras de fer, où il bénéficie cependant du soutien massif et inconditionnel de l’opinion africaine voire mondiale. Peu de gens semblent disposés à comprendre qu’on puisse sanctionner un pays qui s’est retiré d’une compétition de football, parce que ses joueurs ont fait l’objet d’une fusillade nourrie. Mais les règlements sont les règlements et faute de précautions réglementaires, la compassion ne saurait être d’aucune utilité. « Il est bon d’apprendre à être sage à l’école de la douleur ».
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       Mais là où l’addition devient corsée, c’est que toute espèce de réédition du Togo en faveur d’un règlement amiable, doit passer par un recours en grâce auprès du Comité exécutif de la CAF. En l’espèce, en dehors du TAS, seule l’équipe dirigée par le président Issa Hayatou, peut d’elle-même, décider d’annuler la décision sanctionnant le Togo. Mais dans ce cas éventuellement, de quelle garantie dispose le Togo, d’autant que pour emprunter cette avenue, il faut préalablement retirer la plainte introduite au TAS. C’est ici que les responsables du Togo, doivent s’obliger à choisir le plus tôt que possible, pour tirer profit des démarches (pressions) des instances politiques continentales en faveur d’une annulation de la sanction.
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Quel que soit le cas de figure, le Togo restera dans la famille de la CAF et va participer aux compétitions organisées par cette dernière. Une perspective de plus qui doit guider les autorités dans leur choix de voie de règlement du différend avec la CAF. Mais au-delà du contentieux avec l’institution du président Issa Hayatou, il faut également anticiper sur le règlement des autres aspects de la problématique. Car avant même la sanction, des Togolais, voire le Togo a subi des dommages consécutifs à la fusillade. Comment et qui doit réparer ces dommages ? C’est donc l’ensemble de ces considérations qui doit nous guider dans l’option de l’avenue la meilleure garantissant à moyens coûts et à moindre terme, le règlement global du contentieux né du drame de Cabinda.
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