Coup franc : Pour une vérité objective et préventive
| TOGO - Foot |
Toujours difficile, un peu plus d’un mois après la fusillade du convoi des Togolais à Cabinda, d’établir les responsabilités dans ce malheureux évènement. Au demeurant, pour l’instant, c’est la malencontreuse et inhumaine décision de la Confédération Africaine de Football (CAF), qui occupe les esprits plus que surchauffés.
Normal, à trois petits jours du tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2012, qui pourraient également valoir pour l’édition d’après si elle devrait être ramenée à 2013, il y a de quoi se faire des soucis. Mais, rassure le Comité intérimaire de la Fédération Togolaise de Football (FTF), les dispositions sont prises pour que le Togo soit pris en compte dans le tirage au sort, à la faveur d’une requête suspensive de l’exécution de la sanction.
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Mais passé le temps de l’émotion, la recherche de la vérité objective sur les responsabilités en cause dans ce drame, doit prédominer. C’est à ce prix seulement que les Togolais peuvent s’éviter à l’avenir, les drames et autres drôleries qui émaillent la gestion du football au Togo. On ne peut pas se contenter d’a priori ou de faux fuyants pour établir la vérité. D’autant par ailleurs que de plus en plus, des confidences fusent qui montrent bien que tout le tort n’est pas du côté de la CAF et de l’Angola comme on s’évertue à le faire avaler au peuple togolais. Plus évident encore, le cafouillage artificiellement créé pour permettre à un certain président déchu d’assouvir des desseins inavoués, ne sont nullement de nature à absoudre totalement les autorités togolaises, voire les responsables de la kyrielle de comités mis en place.
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Sur la question de l’opportunité pour la délégation de choisir la périlleuse solution de la voie terrestre, passons encore. Même si selon certaines indiscrétions, cette option aurait été déconseillée à la délégation par le préfet de Pointe Noire. Mais comment une délégation en route pour une participation à une Coupe d’Afrique des Nations, peut-elle ne pas avoir un responsable digne de ce rang ? Alors même qu’une multitude de personnalités se disputaient la conduite de la gestion de la manne financaire de la participation togolaise ? Plus curieux encore, qui a recruté les deux Congolais dont on aurait donné un patronyme à consonance togolaise à l’un d’eux ? Et à quelle fin ? Quel rôle a été le leur dans le drame, avant, pendant et après la fusillade ?
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La réalité en est que beaucoup se sont précipités pour avoir la haute main sur la gestion de la manne financière de la participation à la CAN. Ils doivent bien se rendre aujourd’hui compte que posséder sans jouir n’est rien. Mais encore faut-il rompre ici aussi avec la culture de l’impunité. Alors que les pays qui n’ont pas atteint leurs résultats sportifs s’acharnent à situer les responsabilités et à le cas échéant, punir les éventuels coupables, au Togo où il y a pertes en vies humaines, c’est à , peine qu’on cherche à comprendre ce qui s’est passé, comment il s’est passé et pourquoi il est arrivé ? Ce d’autant que l’alibi qu’est devenue la sanction de la CAF, permet de susciter l’émotion et de servir même d’opportunité de gains pour certains, au nom de la contestation unanimement élevée de partout.
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On a beau accuser la CAF et l’Angola, on ne peut démentir que l’argent en abondance, a eu comme un effet frigorifique même plus que la glace sur certains de ceux qui avaient mission de conduire les préparatifs de la CAN. Dans leur sommeil, ils ne rêvaient donc plus que de ce que leurs magouilles devraient leur rapporter. Les exigences d’une préparation sérieuse et une analyse froide des situations qui se présentaient, ne pouvaient que les agacer. C’est peut-être cela aussi les leçons du poète Ferenc Mora, pour qui « la vie ne représente une richesse que si on la dilapide ». Qui plus est, dans un contexte d’absence d’une exigence de résultats, voire d’une culture d’impunité totale, la vie n’est quasiment qu’un épiphénomène. Il suffit de pleurnicher sur fond d’hypocrisie, pour qu’on tourne la page et que la « vie continue ».
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