Le Togo sur le point de confirmer l’ingérence gouvernementale
| TOGO - Foot |
En marge du recours introduit au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne en Suisse, le Togo scrute d’autres voies de règlement amiable de son contentieux né de la fusillade de Cabinda et de la sanction de la CAF . Mais visiblement, le gouvernement togolais est sur le point d’envenimer la situation.
Selon nos indiscrétions, le Comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF), présidé par Issa Hayatou, se réunit dès demain jeudi à Lubumbashi en République Démocratique du Congo. Devant la complexité du dossier togolais, le Comité intérimaire de la Fédération Togolaise de Football (FTF), dont le président est le Gal. Séyi Mémène, également vice-président de la CAF, a prévu de négocier lors de cette réunion, une annulation de la sanction contre le Togo.
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Mais contre toute attente, de source proche du pouvoir, le Premier ministre Gilbert Hungbo, a décidé d’y dépêcher le ministre des Sports, Christophe Tchao. Une démarche qui va de toute évidence confirmer l’ingérence gouvernementale dans l’administration du football au Togo, qui a fondé selon le président Hayatou, la sanction de la CAF .
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Rappelons que le ministre Tchao a  à  ce jour, refusé d’accorder une audience au Comité intérimaire de la FTF, mis en place par la FIFA. Le ministre qui a écrit à Zurich pour récuser le Gal. Mémène, souhaitait la nomination du Gal Poutoyi Nabédé, président du Comité National Olympique Togolais, à la tête du Comité intérimaire, après avoir vainement tenté d’empêcher sa mise en place.
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Le refus du gouvernement togolais de laisser une structure issue de la FTF gérer le football, est à l’origine de l’embarras de nombreuses fédérations suite à la sanction de la CAF.
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Le président Issa Hayatou a annoncé le 31 janvier, une sanction d’exclusion des deux prochaines éditions de Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et une amende de 50 000 dollars contre le Togo. Le Premier ministre Gilbert Hungbo avait demandé à la délégation togolaise de se retirer à l’issue de la fusillade de Cabinda, qui a fait deux morts et des blessés au sein de la délégation togolaise.
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Les joueurs qui avaient dans un premier temps dit qu’ils ne pouvaient pas disputer la compétition dans ces conditions, sont plus tard revenus sur leur décision. Mais le chef du gouvernement a ordonné leur retrait de la compétition. Ce que la CAF a jugé comme une ingérence gouvernementale.
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Le Comité intérimaire mis en place par la FIFA, instruit par les autorités de ne pas se mêler de la participation du Togo à la CAN, n’avait pu jouer son rôle. Aucune notification de retrait n’est parvenue à la CAF, par voie habilitée. Ce qui a induit l’application de l’article 78 des règlements, sanctionnant tout forfait intervenu vingt jours avant le début de la compétition, au lieu de l’article 80 qui prévoit le retrait en cas de force majeure.
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Le TAS a annoncé avant le 20 février, une décision sur la requête de mesures conservatoires introduite par le Comité intérimaire, pour permettre la prise en compte du Togo, dans le tirage au sort pour les éliminatoires de la CAN 2012. Une cérémonie qui doit intervenir le 21 février prochain.
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