CAF : Issa Hayatou évoque le drame de Cabinda
| AFRIQUE - Sports |
Pour la première fois depuis l'attaque meurtrière du 8 janvier contre l'équipe Togolaise, le président de la Confédération africaine de football, la CAF, a évoqué le drame devant les média. Et Issa Hayatou a tenu le langage de la fermeté: la CAF, a-t-il dit, "ne cèdera jamais face au terrorisme".
« Le terrorisme n'aura jamais le dessus » a ajouté le président de l'organisation, « nous ne l'accepteront jamais ».Issa Hayatou a rappelé que le drame n'était pas le premier du genre. « Onze athlètes israéliens avaient été assassinés aux Jeux Olympiques de 1972. Est-ce que cela avait arrêté les JO? » a-t-il demandé.
Note de menaces
Le président de la CAF a aussi confirmé qu'il y a quelque temps, son organisation avait reçu une note de menaces émanant d'un groupe basé en Suisse, qui affirmait représenter le Flec - le mouvement rebelle que l'on rend responsable de l'attaque du 8 janvier. Mais Issa Hayatou n'avait pas vu là une raison d'annuler la Can. Lors de son intervention devant les média, il a demandé: « vouliez-vous que nous disions au gouvernement angolais d'arrêter le tournoi parce qu’ petit groupe a nous a envoyé une note? »
Pour lui, « la CAN est un symbole pour le continent africain", et il ne voit aucune raison de regretter d'avoir organisé le tournoi en Angola. Même si certains avaient averti que les rebelles indépendantistes du Flec (Front de libération de l'état de Cabinda) pourraient tenter de perturber le tournoi. Issa Hayatou a souligné que "ce qui s'est passé s'est produit en dehors de la ville de Cabinda. Rien n'est arrivé dans la ville même, que le gouvernement angolais a mise à notre disposition ».
L'attaque a jeté une ombre sur le tournoi
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Rappelons que l'attaque avait eu lieu peu après l'entrée de l'autocar transportant l'équipe togolaise dans le territoire de Cabinda, venant de leur base de Pointe Noire au Congo. Deux membres de la délégation, avaient été tués. Le gardien de but de l'équipe, Kodjovi Obilalé, avait été blessé. Il reste hospitalisé en Afrique du Sud.
Après le drame, le premier ministre togolais Gilbert Houngbo avait rappelé les joueurs, qui avaient pourtant souhaité rester en Angola et participer au tournoi. Après leur rentrée au Togo, on avait cité certains responsables de la Caf qui auraient déclaré que les Eperviers avaient été disqualifiés.
Mais Issa Hayatou a tenu à ce que les choses soient claires. « Nous ne les avons pas disqualifiés », a-t-il déclaré, « nous avons simplement pris note de leur départ. Nous espérions qu'ils resteraient, mais nous respectons leur décision ».
                                                         Source :  BBC Afrique Â
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