Razak Boukari : « J’ai franchi un palier »
| EUROPE - Sports |
En ce début de championnat, Razak Boukari confirme actuellement tous les espoirs Â
placés en lui avec déjà deux buts à son actif. Après sa belle prestation à Grenoble, il avait rendez-vous avec la presse, ce mardi soir, pour revenir plus en détails sur sa réussite actuelle...
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Entre le but refusé à Bordeaux (NDLR, suite à un coup franc, il avait inscrit un but de la tête refusé pour un hors jeu litigieux) et celui marqué face à Grenoble dans des conditions similaires, as-tu changé ton approche ?
Non, car il s’agit avant tout de phases travaillées à l’entraînement. Nous savons que le tireur a pour consigne de frapper au point de pénalty. Après, il faut savoir prendre le meilleur sur son défenseur. Sur cette action, Dejan Milovanovic me donne un bon ballon et j’ai la chance de la mettre au fond.
Alors que le jeu de tête n’est pas forcément ton point fort, cela fait plusieurs fois que tu prends le meilleur sur ton défenseur. Est-ce travailler à l’entraînement ?
L’entraînement joue bien sûr un rôle mais je ne fais pas d’exercices spécifiques à ce niveau. Il y a une part d’instinct là dedans. Lorsque l ’on est dans la surface, il faut savoir s’arracher pour prendre le ballon, chose que je fais aujourd’hui.
En ce moment, tu donnes l’impression d’être à plein régime…
Je pense effectivement que tout me sourit un peu mieux. J’ai franchi un palier et j’espère poursuivre sur cette voie en continuant à bien travailler.
Au-delà de la performance collective, est-ce important pour toi de te montrer décisif ?
L’essentiel reste avant tout le collectif, mon cas personnel est secondaire. Ceci étant, si j’ai la chance d'inscrire d'autres buts, je ne vais pas m’en priver.
Penses-tu avoir des qualités plus adaptées à la Ligue 1 qu’à la Ligue 2 ?
Il est vrai que la vitesse est une donnée que l’on peut davantage exploiter en Ligue 1 car les équipes jouent plus au ballon, contrairement à la Ligue 2, où les défenses étaient souvent très repliées. De plus, nous avons la chance de pouvoir compter sur Eduardo et Kevin Monnet-Paquet qui se projettent également vite vers l’avant. Cette qualité nous permet de créer des déséquilibres et j’espère que nous continuerons sur cette lancée contre Rennes.
Justement, ne croyez-vous pas que l’équipe va parfois trop vite sur certaines phases ?
Parfois il nous faudrait en effet canaliser cette envie pour temporiser davantage. Mais cette qualité de vitesse fait la différence actuellement. C’est un véritable atout sur lequel nous comptons continuer à nous appuyer aussi bien à l’extérieur qu’à domicile.
Qu’est ce qui explique ton évolution depuis quelques temps déjà ?
Tout d’abord, je pense avoir mûri depuis deux ans. Je tente également plus de choses aujourd’hui que par le passé. Ma progression est importante depuis deux saisons et j’espère véritablement éclore cette année.
A l’image de nombreux attaquants, t’es-tu fixé un nombre de buts à atteindre cette saison ?
Je ne m’en suis pas fixé. Le plus important pour moi est que nous soyons maintenus en fin d’année.
En cette année de coupe du Monde, le fait d’être appelé par le Togo peut-il avoir une influence sur tes performances ?
Non, puisque je faisais déjà parti de la liste du sélectionneur en 2006 et que j’avais alors refusé d’y participer. Pour l’instant, je ne me pose pas trop de questions à ce sujet.
Comment se passent tes relations avec Kevin-Monnet Paquet ?
Elles sont très bonnes. Il est vrai que nous avons des profils comparables, mais il s’agit d’une bonne chose pour l’équipe, dans la mesure où nous évoluons chacun sur un côté différent. Contre Auxerre, nous avons d’ailleurs scoré tous les deux. C’est de bon augure pour la suite. Aujourd’hui, le jeu réclame d’aller vite vers l’avant et c’est précisément ce que nous essayons d’apporter par nos percussions.
Pour le bien du groupe, attendez-vous avec impatience la fin du mercato ?
Nous, les joueurs, gérons sereinement cette situation. Il règne une bonne ambiance au sein de notre groupe et chacun se montre concerné, d’autant qu’on ne peut dire avec certitude qui partira et qui restera.
Quel est l’apport de Dominique Cuperly pour le groupe ?
Il nous met en confiance et nous apporte son expérience. C’est quelqu’un de très rigoureux qui nous demande d’être sans cesse concentré, y compris dans la réalisation de gestes qui pourraient paraître anodins. Or, ce sont ces petits détails qui font la différence.
Que penses-tu de Rennes, que vous recevez samedi à Bollaert ?
Il s’agit d’une formation solide qui joue bien au ballon comme le montre le match qu’ils ont livré face à Marseille. Ce sera probablement difficile, mais nous pouvons compter sur nos atouts pour livrer une bonne prestation.
Selon Michel Ettorre, Rennes et Lens peuvent être deux équipes surprises cette saison. Partages-tu cet avis ?
Il est encore tôt pour parler de surprise, mais nous savons que nos qualités peuvent nous amener à réaliser de belles choses. Dans le cas de Rennes, je crois que cette équipe jouera le haut du tableau.
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