Crise à la FTF : Les constats de Jacques Anouma
| TOGO - Foot |
Dépêché à Lomé par la FIFA, le Président de la Fédération Ivoirienne de Football Â
(FIF), Jacques Anouma a fait le tour des protagonistes de la nouvelle crise à la FTF, les 04 et 05 août 2009, afin de faire revenir l’harmonie au sein de la famille du football togolais.
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Depuis le 30 juillet dernier, une nouvelle crise est déclenchée à la Fédération Togolaise de Football (FTF). 36 responsables de clubs et de ligues membres de la FTF ont adressé une pétition au président Rock Gnassingbé, lui demandant de convoquer, dans un délai de 3 mois, un congrès extraordinaire avec pour ordre du jour :
« Vote de défiance contre le Bureau exécutif de la FTF et élection d’un nouveau Bureau exécutif ». Répondant à une correspondance des pétitionnaires, la FIFA a envoyé à Lomé, les 04 et 05 août 2009, le président de la FIF, un habitué des dossiers togolais. M. Anouma qui est arrivé à Lomé dans la soirée du mardi 04 août a rencontré le même jour, le président de la FTF et ensuite tous les membres de son Bureau exécutif. Il a poursuivi les consultations le lendemain avec les responsables des clubs et ligues, signataires de la pétition.
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Le BE bloqué
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La rencontre de Jacques Anouma avec les membres du BE de la FTF n’a pas permis de dénouer la crise. Il a vainement tenté de rapprocher les deux camps formés autour de Rock Gnassingbé et de Gabriel Améyi, son premier vice-président. « Le constat est clair, il y a une situation de blocage au sein de ce bureau. Il est difficile dans ce cas d’aller à l’essentiel si le bureau ne peut pas fonctionner. Parce que, même pour prendre les décisions, il faut les 2/3 du bureau pour les entériner et aujourd’hui nous ne sommes pas dans ce cas de figure », a remarqué M. Anouma.
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Liste des pétitionnaires revues à la baisse
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L’objectif de la rencontre de M. Anouma avec les pétitionnaires, est d’authentifier leurs signatures. Alors il a été demandé au 36 signataires une lettre de confirmation de leur acte. « Nous avons 28 lettres de confirmation avec deux désistements, ce qui nous amène à 26. Quatre lettres ont été rejetées parce qu’elles sont signées par des vice-présidents et deux autres qui devaient confirmer », a déclaré l’envoyé de la FIFA.
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Le camp Rock sous la hantise du congrès extraordinaire
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Le quota des 2/3 qui est de 34 signataires n’étant pas atteint, on ne peut parler, pour l’instant, de congrès extraordinaire. Cependant, la tenue de ce congrès extraordinaire peut encore surgir dans les jours à venir dès que d’autres signataires vont s’ajouter au groupe des 26 signataires confirmées pour le porter à 34. Ainsi, le jour où le quota sera atteint, le Président disposera, selon l’article 29 des statuts de la FTF, d’un délai de 3 mois pour convoquer un congrès extraordinaire. « Nous avons fait comprendre aux pétitionnaires que nous ne sommes là que pour appliquer les textes. Il n’est pas question de mettre les textes à l’écart pour régler un problème. Les textes disent qu’il faut 2/3, alors si les 2/3 ne sont pas atteints, le président du bureau exécutif ne peut pas convoquer un congrès extraordinaire. Nous attendons donc que les 2/3 soient atteints pour que le président s’exécute par rapport aux statuts pour convoquer dans 3 mois un congrès extraordinaire », a expliqué M. Anouma.
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La crise n’a pas pour l’instant trouvé son règlement au sein du BE de la FTF. Les experts en destruction de Gabriel Améyi sont toujours sur le pied de guerre pour atteindre leur objectif, faire partir le colonel Rock Gnassingbé comme ils l’ont emmené. Et le camp du colonel de continuer par vivre sous la hantise d’un congrès extraordinaire éminent.
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