Loïc Gagnon signerait pour les Eperviers
| EUROPE - Sports |
Tout comme Serge Nyuadzi, le jeune attaquant évolue à l'OGC Nice et compte des
sélections en équipes de jeunes pour la France. Toutefois, aujourd’hui âgé de 18 ans, le joueur de la réserve niçoise (CFA2) souhaite rejoindre la sélection du pays de ses aïeuls.
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« Un aboutissement, ce sera l'un des plus beaux jours de ma vie, ce serait trop beau » s'exprime Loïc Gagnon, à l’évocation d’une éventuelle convocation chez les Eperviers. Né le 21 Janvier 1991 à Bondy (région parisienne), le jeune attaquant porte désormais ses 18 ans, avec l’espoir d’une carrière professionnelle prometteuse.           Â
 « Si l'opportunité se présente je n'hésiterais pas à aller en sélection togolaise, c'est le pays de mes parents » avoue sans hésiter Loïc Gagnon. Bien qu’ayant vu le jour en France, il est resté Togolais dans l'âme. « Je suis souvent les résultats des Éperviers sur le net ».          Â
Dès que son emploi du temps le lui permet, il va se ressourcer au Togo. « Quand j’y étais il y' a deux ans, j'ai vu des jeunes joués sans maillot et pieds nus. Je fus vraiment touché, ce sont des choses qui touchent », dit-il en souvenir de ses visites au Togo.           Â
Loin de Lomé et de ses réalités socio-économiques, le jeune pensionnaire du centre de formation de l’OGC Nice, côtoie au quotidien les immeubles cossues de Nice. Le jeune franco-togolais est dans l'air de son temps. La casquette est penchée sur le coté, les lunettes de soleil accrochés au bouton du Polo Ralph Lauren et assorties au Jean Diesel et à la ceinture Gucci. Une caricature presque banale du jeune footballeur branché.            Â
International français des moins de 18 ans, Le niçois a disputé l'Algarve Cup (une compétition européenne des moins de 17 ans disputé en février 2008 au Portugal) avec le maillot frappé du coq gaulois. Positionné en ailier gauche, le natif de Bondy, a enchainé les centres et les dribble lors du tournoi portugais en compagnie de jeunes grands espoirs du football français, Gilles Sunu (Arsenal), Yannis Salibur (Lille) et Gael Kakuta (Chelsea)...           Â
 « Je suis plutôt un joueur rapide et technique, j'aime beaucoup percuter mais je dois progresser mon jeu de tête et mes appels de balle » tente de se définir, le joueur de la réserve niçoise.Â
Gakpé, le grand frère et Boukari, le modèle           Â
 Repéré à 15 ans quand il évoluait à Torcy, en région parisienne, Loïc Gagnon rejoint l'AS Monaco en moins de 16 ans. Sur le Rocher, origines togolaises obliges, il se lie d'amitié avec Serge Gakpé. « On échange souvent. Il était un peu comme un grand frère. Il me donnait des crampons et des maillots ». Mais Loïc quittera Monaco pour continuer sa formation à Nice.           Â
Cette saison, il est passé de l'équipe des moins des 18 ans et en réserve aux portes de l'équipe première. « Je m'entraine depuis 15 jours avec la première » confie-t-il fièrement. « Cette saison j'ai inscrit10 buts en CFA2 » complète l’ancien pensionnaire du centre du club de la principauté.           Â
Franco-togolais, le Niçois cite en exemple d'autres joueurs à la double nationalité. « J'aime beaucoup Razak Boukari car on a le même style de jeu tout comme le joueur du Mans dont je ne me souviens pas le nom (Mathieu Dossevi, ndlr) ». Une fois n'est pas coutume, un International français donne sa préférence à son pays d'origine sans insistance de la Fédération de son pays d’origine. Nullement en échec sportif, Loïc Gagnon a fait le choix du cÅ“ur. Un bel exemple.Â
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