Le Togo honoré par les frères Balogou
| TOGO - Boxe |
Ceux qui pensent que le règne de Sabou Balogou au niveau du noble art ne se limitera qu’à la version IBC et qu’il ne saura s’étendre à d’autres versions plus huppées doivent se refaire une idée. Et pour cause, le Togolais vient de remporter le samedi 11 avril 2009 un précieux succès en version WBA au Palais des Congrès à Lomé sur le Franco-Algérien Amar Amari.Â
Si au cours de ce combat en 12 rounds, Sabou a été certain du soutien indéfectible des 3500 supporters togolais qui ont fait le déplacement du palais des Congrès pour le pousser à la victoire, le succès lui, a mis du temps pour se dessiner. Et pourtant, tout a bien commencé pour le double vainqueur du poids moyen version IBC togolais (2004 et 2006) qui, dès le troisième round, envoie l’Algérien au tapis. Le public qui croit dès lors que le combat ne connaîtra pas son terme crie au K.O. pendant que Sabou lui-même se trouvait déjà aux anges. Mais erreur.   Â
Car dans cet environnement véritablement hostile à l’Algérien, il va trouver le mental et les ressources nécessaires pour revenir dans la partie. Vers les 5e, 6e et 7e rounds, le Togolais s’est vu opposer une résistance sans pareille. Lui qui a l’habitude de triompher de ses adversaires avant ce stade mélange étonnement les pédales. Le doute et la fatigue vont alors avoir raison de sa hargne de vaincre. L’Algérien qui n’en demande pas mieux profite pour passer à l’offensive. Sabou qui a habitué le public à un combat limpide alterne désormais le bon et le moins bon.   Â
 Il va même aller jusqu’à  se coller à son adversaire parfois pour l’empêcher de développer son jeu technique face auquel le public est demeuré très admiratif. Néanmoins, Sabou va durant cette dernière partie réussir à placer quelques coups qui devront peser lourds au décompte final. La décision des trois juges au terme du 12e round de ce combat dirigé par le Sud-africain Stanley Christodolon va être à l’avantage du Togolais 118-108 ; 118-109 ; 119-107. « Je remercie Dieu de m’avoir aidé à gagner ce combat », s’est félicité Sabou Balogou à l’arrivée pendant que l’Algérien réalisait à peine ce qui lui est arrivé au Palais des Congrès de Lomé.   Â
Le même soir, avant même ce combat qui a permis à Sabou de se classer parmi les 15 meilleurs mondiaux, son frère cadet, Djolévi remportait également le titre africain des super walter. C’était face à l’Ivoirien d’origine camerounaise Guy Zunfun Tendé au terme d’un combat épique. Le Togolais qui a entamé la rencontre sur chapeau de roux va progressivement baisser la garde avant de puiser dans ses réserves pour contraindre l’adversaire au K.O. technique à la fin de la 11e reprise.
 D’autres combats amateurs ont également meublé cette soirée.    Le grand enseignement à tirer de cette réunion de samedi est la grande forme de la boxe togolaise qui ne finit pas de surprendre positivement. Le seul défi à relever à présent que les succès s’enchaînent est de parvenir à aider cette boxe à garder le standing actuel. Ce qui visiblement n’est pas chose aisée dans un contexte marqué par la relégation de la politique sportive au second plan.
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Le Togo honoré par les frères Balogou

