Coup franc : Ciel nuageux à la FTF !
| TOGO - Sports |
Samedi 28 mars 2009 au soir, tous les Togolais qu’ils soient à Accra ou au pays, manifestaient une fierté légitime. Les Eperviers venaient de battre le grand
Cameroun, à l’issue d’une rencontre que les Togolais ont disputée sans complexe, sans panique mais avec une assurance que pourtant peu d’arguments autorisaient. On a vu une fois encore, la sélection nationale comme on aurait souhaité toujours la voir. Déterminée, technique, tactique et enfin rayonnante.
Beaucoup de sacrifices ont été pour cela consentis. A commencer par celui du héro de ce soir au Ohene Djan Stadium, Adébayor Shéyi. A peine revenu de blessure et encore en phase de consolidation musculaire, il a fait mieux que l’attaquant le plus en forme du moment au monde, le Camerounais Samuel Eto’o Fils. En marquant le seul et unique but du match, le ballon d’or africain 2008, venait la boucler de la plus belle manière qui soit, à ses détracteurs qui lui contestaient son sacre, pour rendement en dents de scie en sélection nationale. Â
Autres sacrifices, ceux consentis individuellement et collectivement par l’ensemble des joueurs. A commencer par le quasi néophyte, Obilalé Dodo, remplaçant au pied levée du numéro 1 au poste Agassa, jusqu’à Dossèvi Thomas, placé dans un rôle ingrat et inhabituel. Quid de Améwou Komlan et du très constant Alaixys Romao ? De la charnière défensive centrale composée de Serge Akakpo et de Nibombé Daré ? Tous ont répondu au défi de cette redoutable entame du troisième et ultime tour éliminatoire de la CAN/Mondial 2010.Â
 Chapeau également au sélectionneur national Jean Thissen. Pour une première sortie et avant même de disposer de la plénitude du potentiel dont regorge le Togo, avant même de mieux connaître ses poulains, le technicien belge a admirablement administré la preuve de son sens tactique. Il n’a pas cependant omis de fustiger les habitudes de la maison. Habitudes qui ont quelque peu bousculé son calendrier de préparation mis en place pour cette rencontre.  Et c’est ici tout le problème au football togolais. Pour l’instant, au vue du déroulement de l’organisation de cette rencontre, rien n’indique qu’il y aura du mieux. Le plus sobre du protocole pour la prise de vue des deux équipes étant même ignoré par l’équipe mise en place par le Colonel Rock Gnassingbé.
Alors même que le monde entier salue la prestation des Eperviers, une histoire d’ardoise non réglée dans deux hôtels qui ont accueilli la délégation togolaise et les officiels du match, défraie la chronique.  Quant aux intrigues en dedans du Bureau Exécutif, point besoin d’en parler. C’est désormais un secret de polichinelle. Le cocktail imposé au forceps à la famille du football, est entrain de révéler ses premiers et non moins redoutables pètes. Jusqu’où iront les divergences actuelles entre le Col. Rock Gnassingbé, président de la FTF et son premier vice-président Gabriel Améyi ?
La question brûle toutes les lèvres dans les milieux avertis du football togolais. « Le couteau a beau être tranchant, il ne coupe pas son manche », enseigne une pensée grecque.   Le moins qu’on puisse dire, c’est que le ciel de l’instance de direction du football national est à nouveau ombrageux. On croyait tout « blindé ». Mais à la réalité, on constate que les données de la chimie restent toujours d’un ordre scientifique, même avec le retour du « prince ». Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le renfort de vils courtisans officiels comme officieux, tapis dans les rangs des journalistes et prêts à pourfendre leurs confrères, n’y a et n’y changera rien. Moins encore, dans notre détermination à ne concéder aucune complaisance à qui que ce soit.
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