Eto’o pris dans l’étau des Eperviers
| AFRIQUE - Sports |
La rencontre au sommet de la première journée du troisième tour des éliminatoires
CAN/Mondial 2010 entre le Togo et le Cameroun au sein du groupe A, qualifié de « groupe de la mort », a tenu toutes ses promesses. Ce fut au demeurant, une partie assez tactique, soldée par la neutralisation de Samuel Eto’o, et la confirmation du statut de ballon d’or 2008, par Adébayor Shéyi, unique buteur de la partie.
         « Nous sommes tombés sur une équipe bien organisée », concédait volontiers à la fin du match, le technicien allemand des Lions Indomptables du Cameroun, Otto Pfister. Une déclaration qui illustre toute la difficulté du staff technique camerounais à déjouer le système mis en place par le sélectionneur national du Togo, Jean Thissen, surtout en première mi-temps.                      Â
Face au 4-4-2 classique pour lequel a opté le technicien allemand, avec un duo d’attaque composé de Samuel Eto’o et Achille Wébo, son homologue belge de la sélection togolaise a opposé un 4-5-1, avec un Adébayor Shéyi (bien que n’étant pas à 100% de ses moyens), seul en attaque. Ce qui ne l’a pas empêché de se jouer de la charnière centrale camerounaise tenue par Bikey André (à qui Adébayor a fait passé un mauvais après midi) et le pourtant très expérimenté Rigobert Song.          Â
En surnombre dans l’entre jeu, les Togolais dopés par le soutien d’un nombreux public et le défi de l’emporter sur la meilleure équipe du moment sur le continent, ont gagné presque tous les duels. Organisé autour du métronome Alaxys Romao, le milieu de terrain qui a reçu le renfort de l’abattage physique énorme de Dossèvi Thomas (sur le côté droit) et un travail de ratissage impressionnant de Améwou Komlan (contesté depuis un moment par le public), s’est senti totalement à l’aise surtout en première période.          Â
Ceci a suffi à offrir à Salifou Moustapha, l’aubaine pour exposer toute sa technique, envoyant plus d’une fois, les joueurs camerounais se mettre à quatre pattes. Jean de Makoun, ne l’oubliera certainement pas de si tôt. Lui qui pourtant a tenu en respect, plus illustres que le milieu de Aston Villa, habitué aux bancs en club. Avec Dossèvi Thomas comme premier verrou dans le couloir droit et Améwou Komlan dans le couloir gauche, il ne restait que l’axe du jeu pour les camerounais pour essayer leurs offensives.          Â
 Mais le samedi dernier, les Eperviers ont fait étalage d’une assise défensive à toute épreuve. Basée sur l’expérience de Nibombé Daré et le sens de placement et de l’anticipation de Serge Akakpo, la défense qui a également bénéficié de la disponibilité dans l’engagement de Améwou Komlan, du travail d’essuie glass de Romao et de la solidité de Maman Gaffar, a été la plus grande satisfaction côté togolais. Â
Le mauvais choix d’Eto’oÂ
 Au plan défensif, le dispositif mis en place par Jean Thissen, lui-même ancien défenseur de carrière, a considérablement gêné les Camerounais. Sans doute surpris par la solidité défensive et la sérénité affichée par les Togolais, et après moult tentatives infructueuses, Samuel Eto’o, choisit alors de se déporter sur les côtés. Non seulement il y a trouvé beaucoup de difficultés face à l’intrépidité de Gaffar aidé par Dossèvi (côté droit) et la solidarité entre Forson et Améwu (côté gauche), mais il a ainsi contribué en se déplaçant de l’axe, à libérer le duo de la charnière centrale togolaise et a fermé davantage les espaces à Achille Wébo et autres milieux offensifs camerounais. « Eto’o est un bon joueur, mais c’est à nous de le contraindre à  faire un mauvais match », avertissait d’ailleurs Romao, avant le match. Pari gagné ! Â
En deuxième période, Otto Pfister tout en conservant son schémas tactique, a été contraint à opère des changements et conséquemment, l’animation du jeu. Alors bénéficiant d’un coup de fatigue accusé par Forson et des difficultés que Kassim Gouyazou (entré en jeu à la 62è) éprouvait à entrer dans le match, les Lions Indomptables créent une panique dans le camp togolais et au sein du public. Mais Obilalé, est resté ferme des mains et a tenu inviolée la cage des Eperviers.            Â
 Certes tout n’a pas été parfait notamment dans l’animation du jeu en seconde mi-temps, mais c’est sans doute une belle entame pour les Eperviers, même si c’est pour l’instant, le Gabon qui, grâce à sa victoire en déplacement sur le Maroc, occupe la tête du groupe.
Â
| < Précédent | Suivant > |
|---|














Eto’o pris dans l’étau des Eperviers

